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Chloé Wiss

Publié le 15 septembre 2017

La colocation sans complications: les points clés

Forme d’habitat prisée des étudiants et des jeunes, la colocation est parfois source d'amusement, parfois source de tracas. Pourtant, quelques conseils simples permettent de débuter une colocation avec de bonnes habitudes. De la paperasse réservée à l’administratif aux post-it destinés aux colocs, TocToc fait le tour des réflexes à avoir avant de démarrer cette aventure.

Vivre en colocation est une solution choisie par de nombreuses personnes en raison de ses multiples avantages. Financiers ou pratiques, les atouts d’une colocation attirent surtout les jeunes et étudiants qui quittent le logement familial. Toutefois, s’installer en coloc implique le respect de certaines règles autant formelles qu’informelles. A la veille de la rentrée universitaire, de nombreux étudiants se réjouissent de retrouver camarades et manuels scolaires. Mais, pour certains, il faut d’abord trouver un logement ! TocToc vous rappelle quelques éléments à considérer avant de décider de se mettre en colocation.

 

Les colocations n’échappent pas aux démarches administratives

Quand on pense colocation, on a tendance à ne voir que les bons côtés des choses – ou les pires ! – sans penser aux démarches administratives. Pour autant, elles sont inévitables. Premièrement, il s’agit de s’assurer d’avoir un dossier solvable. Or, fréquemment, un garant s’avère nécessaire pour appuyer le dossier de jeunes ou étudiants aux situations financières encore instables. Ensuite, la gérance (ou le propriétaire) doit être informée de la démarche. En effet, elle doit donner son accord pour une telle location qui implique plusieurs personnes. D’ailleurs, le nombre maximal de personnes habitant dans le logement doit être respecté. Enfin, lors de la conclusion d’un bail destiné à la colocation, plusieurs options sont possibles :

  • Tous les colocataires signent le bail ;
  • Un locataire principal prend le bail à son nom et les autres concluent des contrats de sous-location. Il est donc l’unique responsable en cas de litige avec le propriétaire ou l’agence immobilière.

Côté loyer, le principe de la responsabilité solidaire est normalement fixé dans le bail. C’est-à-dire que chaque locataire est responsable du paiement du loyer. Si l’un des colocataires ne peut plus payer, ce sont les autres qui doivent s’en charger au risque de voir le bail être résilié. Le principe est le même pour les dégâts occasionnés. Ainsi, les frais de réparation peuvent être réclamés à tous les locataires. Et, comme toutes les bonnes choses ont une fin, il faut également anticiper le départ d’un colocataire, aussi formidable soit-il ! Par accord écrit du bailleur, il est possible de quitter le bail si un candidat solvable est présenté. En revanche, si le locataire principal se retire, les conditions du bail peuvent être renégociées avec les sous-locataires restants.

 

Les bons comptes font les bons amis !

Ce proverbe est porteur de sens pour les colocations. Contrairement à une sortie ciné ou restaurant, partager un logement engendre des dépenses considérables. C’est pourquoi, il faut se mettre d’accord dès le début afin d’éviter des malentendus. En premier lieu, il faut décider si les sous-locataires doivent verser une caution au locataire principal. Une fois la décision prise, il est requis de songer aux nombreuses dépenses annexes qui se rajoutent au paiement du loyer. Les colocataires doivent en être conscients: paiement de Billag, factures pour Internet, assurance ménage, frais d’électricité, etc… Ainsi, une discussion sérieuse s’impose une fois le bail en poche afin de choisir, entre colocataires, les différents contrats des services et assurances liés à un logement.

dépenses et argent colocation
Parler d’argent au sein d’une colocation est essentiel.

Il peut aussi être malin d’établir une clé de répartition des frais selon les usages du logement. Mais pourquoi ? Par exemple, si une des chambres est vraiment plus grande que les autres, et qu’en plus elle possède un balcon. Dans cette situation, les colocataires peuvent décider de faire payer un loyer plus cher à l’habitant de cette pièce. Lorsque l’on décide d’habiter entre amis, ce genre de discussion est souvent difficile à avoir. Mais il est important de démarrer une colocation sur de bonnes bases afin de passer un maximum de bons moments par la suite. Un autre point crucial à aborder concerne … le frigo ! En effet, être clair sur le partage de la nourriture est primordial pour une bonne entente ! A chaque colocation sa gestion du garde-manger. Le principal étant que tous les colocataires soient sur la même longueur d’onde.

Vous avez l’appart de vos rêves ? Des futurs colocs parfaits ? Bien réfléchi à vos envies et besoins ? Vous êtes donc prêt à vous lancer dans cette aventure !

 

D’autres formes de colocation

Partager un logement n’est pas seulement une question d’économie, ni destiné qu’aux jeunes.

vie de château
Avec de la motivation, la colocation peut se transformer en vie de château !

Pour certaines personnes à l’esprit communautaire, c’est un mode de vie à part entière. Ainsi, grâce à la colocation, habiter une maison devient possible en réduisant les frais. On peut même se retrouver châtelain si l’on a la chance de dégoter un manoir ! C’est le cas, par exemple, à Lausanne pour une quinzaine de trentenaires se répartissant 19 pièces d’une maison de maître située au chemin du Levant. Pourquoi ce choix ? En plus d’une plus grande surface d’habitation disponible, partager un logement garantit des moments de convivialité et de chouettes rencontres, faisant de la colocation un choix et non une obligation.

Pour d’autres, il s’agit de se simplifier la vie, notamment en cas de perte d’autonomie due à la vieillesse ou une maladie. Ou, tout simplement, pour avoir de la compagnie. En appartement adapté et/ou protégé, ou alors directement dans un logement privé, la colocation peut s’avérer bénéfique pour la santé et le bien-être d’aune personne âgée. Par exemple, quelques institutions proposent désormais à des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer de vivre ensemble. Pour des individus qui ne sont pas suffisamment atteints dans leur santé mais plus capables de vivre chez eux, cette solution est le juste milieu. Ces logements peuvent être équipés d’une domotique performante pour sécuriser les lieux, et les habitants sont régulièrement accompagnés par du personnel. Autrement, des personnes âgées mettent en location une chambre meublée à un étudiant en échange de compagnie et de menus services: c’est le logement intergénérationnel.

Enfin, la colocation peut également se réaliser au travail grâce au coworking. En partageant les locaux, les entreprises réduisent leurs frais tout en favorisant les échanges de compétences.

Et vous, quelle est votre forme de colocation préférée ?