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Léa Gillabert

Publié le 12 mai 2017

Évaluation énergétique : tout savoir sur le CECB

Savoir l'énergie que consomme et produit un bâtiment est primordial. Grâce au CECB, c'est maintenant possible ! TocToc vous en dit plus pour vous aider à comprendre les forces et les subtilités de cet outil d'évaluation énergétique.

Depuis le 1er janvier 2017, le Certificat Énergétique Cantonal des Bâtiments (CECB) est obligatoire dans le canton de Vaud pour chaque nouvelle vente d’un bien, ou lors du remplacement d’une installation de chauffage existante. Le CECB permet de faire le bilan énergétique de votre objet. Après votre frigo ou votre voiture, votre habitation a également son étiquette énergétique !

Le CECB c’est quoi ?

Le CECB est un document standardisé pour toute la Suisse, valable 10 ans. Il est établi par un expert agréé et indépendant. Son étiquette énergétique allant de A à G permet d’illustrer simplement le bilan énergétique d’un bâtiment. Celle-ci mesure l’efficacité de l’enveloppe du bien et la quantité d’énergie nécessaire à celui-ci lorsqu’il est exploité de manière standard. Ce sont donc deux évaluations distinctes qui reposent sur des paramètres différents.

L’efficacité de l’enveloppe du bâtiment est calculée grâce à la qualité de la protection thermique et juge l’ensemble des propriétés isolantes de la réalisation, ainsi que l’étanchéité de l’air. L’efficacité énergétique globale prend en compte le besoin en énergie de chauffage et les installations techniques.

 

Tableau des évaluations CECB © www.cecb.ch

 

Au delà de cette évaluation, le CECB permet de rendre visible l’efficacité énergétique de votre bâtiment. Cela peut être utile lors d’une vente, par exemple. De plus, une fois les problèmes identifiés, des solutions d’amélioration peuvent être proposées grâce au CECB Plus. En effet, vous pouvez demander un complément au certificat énergétique du bien. Le CECB Plus vous présente différentes options dans le but de moderniser votre bâtiment et d’améliorer son bilan énergétique.

 

Ce à quoi il faut faire attention

Bien que le CECB permette de faire un bilan énergétique simple et compréhensible, il faut relever quelques cas plus complexes. Hervé Ruffieux, responsable du service courtage chez Cogestim nous en dit plus. Tout d’abord, comme le CECB est obligatoire depuis le début de l’année, aucune transaction d’objet ne peut se faire sans qu’il ne soit établi. En effet, l’acheteur doit avoir accès au bilan énergétique du bien qui l’intéresse avant de l’acheter, explique Hervé Ruffieux. Le notaire qui instrumente la transaction sera donc le garant de cette clause.

Hervé Ruffieux recommande également à l’acheteur « de bien s’enquérir de l’information livrée par ce certificat avant de formuler son offre finale à l’achat ». En effet, le bilan énergétique influence le montant de l’offre. Il découle de ces impératifs que le courtier en charge d’une vente devrait lancer une procédure CECB le plus tôt possible lors de la vente d’un bien.

Autre élément à prendre en compte, le coût de l’établissement du certificat varie selon les biens. Les prix sont fixés par les cantons et vous pouvez donc vous y référer. Par exemple, pour une villa, le coût se situerait entre Fr. 450.- et Fr. 650.-, alors que pour une maison à plusieurs étages, le montant est de Fr. 500.- à Fr. 800.-. Il est donc important de demander l’offre de prestataires différents, selon Hervé Ruffieux, afin de trouver celle qui vous correspond le mieux.

Finalement, le dernier point concerne les PPE. En effet, le CECB ne peut se faire que sur l’entier du bâtiment. Cela devient donc problématique pour les propriétaires d’un ou plusieurs appartements en PPE.  Même pour un seul bien, il faut donc l’accord de tous les propriétaires, car c’est le bâtiment qui sera évalué.  Le montant facturé sera, ainsi, prélevé sur l’entier de l’immeuble.

 

CECB énergie
Le CECB valorise les énergies renouvelables

Complet et simple à comprendre, le CECB se présente comme un excellent certificat. Il faut cependant bien connaître son application et être conscient de ses limites. Néanmoins, celui-ci constitue un pas de plus vers les énergies renouvelables, une évolution dont on peut se réjouir !